Issu du projet « Le numérique au service de la sauvegarde et du rayonnement du patrimoine musical » et dans la continuité de l’étude organologique menée à Mayotte en 2022, l’équipe de la PHOI a poursuivi son travail de collectage et de captations audiovisuelles des instruments traditionnels en considérant, en 2023, sur l’ensemble du territoire réunionnais, l’effectif instrumental d’héritage afro-malgache.
publié par
PHOI
6 décembre 2023
Neuf instruments emblématiques du maloya (pikèr, roulèr, kayamb, sati, tryang, bwat a let, tambour malbar, morlon et bob) ont ainsi fait l’objet de podcasts, présentés aussi bien du point de vue des pratiques de jeu que de leur fabrication.
Le but est de permettre au grand public de renouer, voire de découvrir les pratiques traditionnelles et les instruments locaux qui participent de la richesse et de la diversité de l’identité culturelle réunionnaise. Il s’agit également de mettre à la disposition des jeunes générations des témoignages de référence sur les pratiques musicales passées et actuelles.
Étude organologique réunionnaise - Interview de Bino Hoareau, Le Tampon, 03/03/23. Dans ce deuxième podcast, Bino Hoareau revient sur son parcours de multi-percussionniste et sur les influences qui ont contribué à faire évoluer son approche des percussions traditionnelles réunionnaises.
Musicien polyvalent, Bino maîtrise aussi bien les différentes percussions traditionnelles de La Réunion que la batterie. C’est justement la pratique de cet instrument qui va jouer un rôle important dans son parcours. À travers la batterie, et notamment grâce aux enseignements de son frère Samy, il développe une compréhension approfondie du rythme, de ses différentes composantes et des possibilités qu’offre le jeu en percussion. Après avoir grandi au contact des instruments traditionnels, il revient ainsi, au cours de sa jeunesse, vers les percussions qu’il avait découvertes dès son plus jeune âge. Fort de cette nouvelle expérience et de cette compréhension rythmique acquise à travers la batterie, il cherche à faire évoluer leur jeu, à expérimenter de nouvelles approches et à élargir leurs possibilités musicales. Cette démarche participe d’une volonté de faire connaître davantage les percussions traditionnelles réunionnaises et d’élargir leur public, en les faisant dialoguer avec d’autres pratiques musicales et en montrant toute la richesse et la diversité de leurs possibilités.
Fanie Précourt
