publié par
Fanie Précourt
24 juillet 2026
Issu du projet « Phonothèque Historique de l’Océan Indien : collecter, sauvegarder et partager le patrimoine musical », cofinancé par le programme Interreg VI OI 2021-2027, l’Ambassade de France aux Seychelles, la Région Réunion, la DAC et le conseil Départemental de La Réunion, ce travail s’inscrit dans la continuité des études organologiques menées à Mayotte en 2022 et à La Réunion en 2023. Dans cette dynamique, l’équipe de la PHOI a poursuivi sa mission de collectage aux Seychelles durant les mois d’octobre et de novembre 2025. Les témoignages recueillis, principalement auprès des musiciens et des facteurs d’instruments, ont pour objectifs de valoriser les pratiques musicales seychelloises, d’en assurer la transmission et la pérennité et de permettre au grand public de redécouvrir — ou de découvrir — les traditions passées et contemporaines ainsi que les instruments qui contribuent à la richesse et à la diversité de l’identité culturelle régionale.
À travers ces podcasts, les artistes se livrent également sur leurs parcours et leurs conditions d’exercice actuelles. Ils dressent un état des lieux de la vie culturelle de l’archipel, évoquent les dynamiques en cours, mais aussi les difficultés et les enjeux auxquels ils sont confrontés. Ces récits offrent ainsi un éclairage précieux sur les réalités contemporaines du secteur.
Ethnographie des musiciens - Interview de Thomas Adrienne - La Digue, 11/25. Dans ce podcast, Thomas Adrienne, issu d’une famille de musiciens et joueur de moutya à La Digue, membre du groupe “Leko Bwaver”, témoigne des difficultés auxquelles sont aujourd’hui confrontés les musiciens insulaires, qui disposent de moins en moins d’opportunités pour se produire. Cette situation apparaît d’autant plus paradoxale que le moutya a été inscrit sur la liste représentative du Patrimoine Culturel Immatériel de l’humanité par l’UNESCO. Il évoque également les contraintes matérielles auxquelles il doit faire face, notamment l’obligation de commander son tambour à l’île Maurice pour pouvoir continuer à pratiquer ce qui constituait autrefois son métier.
Fanie Précourt
