Rosélia Fanchette, chanteuse de "romans" et danseuse de "sega tranble"

Ethnographie des musiciens seychellois

publié par

Fanie Précourt

19 juin 2026

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Issu du projet « Phonothèque Historique de l’Océan Indien : collecter, sauvegarder et partager le patrimoine musical », cofinancé par le programme Interreg VI OI 2021-2027, l’Ambassade de France aux Seychelles, la Région Réunion, la DAC et le conseil Départemental de La Réunion, ce travail s’inscrit dans la continuité des études organologiques menées à Mayotte en 2022 et à La Réunion en 2023. Dans cette dynamique, l’équipe de la PHOI a poursuivi sa mission de collectage aux Seychelles durant les mois d’octobre et de novembre 2025. Les témoignages recueillis, principalement auprès des musiciens et des facteurs d’instruments, ont pour objectifs de valoriser les pratiques musicales seychelloises, d’en assurer la transmission et la pérennité et de permettre au grand public de redécouvrir — ou de découvrir — les traditions passées et contemporaines ainsi que les instruments qui contribuent à la richesse et à la diversité de l’identité culturelle régionale.

À travers ces podcasts, les artistes se livrent également sur leurs parcours et leurs conditions d’exercice actuelles. Ils dressent un état des lieux de la vie culturelle de l’archipel, évoquent les dynamiques en cours, mais aussi les difficultés et les enjeux auxquels ils sont confrontés. Ces récits offrent ainsi un éclairage précieux sur les réalités contemporaines du secteur.

Ethnographie des musiciens - Interview de Mairicie Rosélia Fanchette - Mahé 10/25.

Dans ce podcast, Mairicie Rosélia Fanchette, née en 1931, puise dans sa mémoire pour faire revivre les airs de romans et de sega tranble qui ont marqué sa jeunesse. Originaire de La Digue, elle quitte très tôt son cercle familial pour rejoindre Mahé, où elle occupe un poste au sein du gouvernement. Passionnée de chant et de danse, elle fréquentait assidûment les bals moutya, lieux de partage et de liberté, où elle dansait le sega tranble, aujourd’hui disparu de la pratique vivante, portée par les battements des tanbour moutya. À travers son témoignage, ce sont des fragments de mémoire et de traditions musicales qui refont surface, précieux témoins d’un patrimoine révolu.

Fanie Précourt