Eddy Créa, multi-instrumentiste, interprète de musiques traditionnelles

Ethnographie des musiciens seychellois

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Fanie Précourt

26 mai 2026

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Issu du projet « Phonothèque Historique de l’Océan Indien : collecter, sauvegarder et partager le patrimoine musical », cofinancé par le programme Interreg VI OI 2021-2027, l’Ambassade de France aux Seychelles, la Région Réunion, la DAC et le conseil Départemental de La Réunion, ce travail s’inscrit dans la continuité des études organologiques menées à Mayotte en 2022 et à La Réunion en 2023. Dans cette dynamique, l’équipe de la PHOI a poursuivi sa mission de collectage aux Seychelles durant les mois d’octobre et de novembre 2025. Les témoignages recueillis, principalement auprès des musiciens et des facteurs d’instruments, ont pour objectifs de valoriser les pratiques musicales seychelloises, d’en assurer la transmission et la pérennité et de permettre au grand public de redécouvrir — ou de découvrir — les traditions passées et contemporaines ainsi que les instruments qui contribuent à la richesse et à la diversité de l’identité culturelle régionale.

À travers ces podcasts, les artistes se livrent également sur leurs parcours et leurs conditions d’exercice actuelles. Ils dressent un état des lieux de la vie culturelle de l’archipel, évoquent les dynamiques en cours, mais aussi les difficultés et les enjeux auxquels ils sont confrontés. Ces récits offrent ainsi un éclairage précieux sur les réalités contemporaines du secteur.

Ethnographie des musiciens - Interview d`Eddy Créa - Mahé, 11/25.

Dans ce podcast, Eddy Créa, né en 1972 et fils d’un violoniste reconnu, nous parle de sa carrière musicale, jadis florissante. Il a commencé comme guitariste à 17 ans avant de se consacrer au violon à partir de 1991. À cette époque, il jouait beaucoup dans les hôtels et voyageait pour promouvoir la musique traditionnelle des Seychelles (principalement le kanmtole et le sega). Il compte à son actif trois albums. Il se souvient qu’il y a 15 à 20 ans, les occasions de jouer étaient nombreuses, notamment lors des bals. Aujourd’hui, face au désintérêt de la jeunesse pour cette tradition et au manque de programmations, Eddy reste déterminé à faire vivre cette musique jusqu’à ses derniers jours.

Fanie Précourt