André Médine, pianiste et percussioniste

Ethnographie des musiciens seychellois

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Fanie Précourt

28 avril 2026

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Issu du projet « Phonothèque Historique de l’Océan Indien : collecter, sauvegarder et partager le patrimoine musical », cofinancé par le programme Interreg VI OI 2021-2027, l’Ambassade de France aux Seychelles, la Région Réunion, la DAC et le conseil Départemental de La Réunion, ce travail s’inscrit dans la continuité des études organologiques menées à Mayotte en 2022 et à La Réunion en 2023. Dans cette dynamique, l’équipe de la PHOI a poursuivi sa mission de collectage aux Seychelles durant les mois d’octobre et de novembre 2025. Les témoignages recueillis, principalement auprès des musiciens et des facteurs d’instruments, ont pour objectifs de valoriser les pratiques musicales seychelloises, d’en assurer la transmission et la pérennité et de permettre au grand public de redécouvrir — ou de découvrir — les traditions passées et contemporaines ainsi que les instruments qui contribuent à la richesse et à la diversité de l’identité culturelle régionale.

À travers ces podcasts, les artistes se livrent également sur leurs parcours et leurs conditions d’exercice actuelles. Ils dressent un état des lieux de la vie culturelle de l’archipel, évoquent les dynamiques en cours, mais aussi les difficultés et les enjeux auxquels ils sont confrontés. Ces récits offrent ainsi un éclairage précieux sur les réalités contemporaines du secteur.

Ethnographie des musiciens - Interview d`André Médine - Mahé, 10/25.

Dans ce podcast, André Médine, né en 1966, raconte ses débuts en musique, qu’il a appris de manière autodidacte dès son enfance. Il commence par le banjo, puis s’initie au violon au sein d’un groupe de l’École polytechnique, avant d’intégrer Laroup Nasyional des Seychelles. Il a également fait partie du groupe “Paille en Queue”, qui parcourait tous les districts pour accompagner les danseurs participant aux concours de kanmtole. Aujourd’hui, André Médine est un multi-instrumentiste maîtrisant l’accordéon, les guitares, le clavier, le banjo, le violon, le tanbour moutya ou encore l’harmonica. Il joue désormais principalement les dimanches au sein d’un groupe local. Il lance un appel au gouvernement et à la jeune génération pour qu’ils accordent davantage de place et de reconnaissance à la musique traditionnelle seychelloise.

Fanie Précourt