Elvire matombé, chanteuse de « romans »
Ethnographie des musiciens seychellois
publié par
Fanie Précourt
29 mai 2026
Issu du projet « Phonothèque Historique de l’Océan Indien : collecter, sauvegarder et partager le patrimoine musical », cofinancé par le programme Interreg VI OI 2021-2027, l’Ambassade de France aux Seychelles, la Région Réunion, la DAC et le conseil Départemental de La Réunion, ce travail s’inscrit dans la continuité des études organologiques menées à Mayotte en 2022 et à La Réunion en 2023. Dans cette dynamique, l’équipe de la PHOI a poursuivi sa mission de collectage aux Seychelles durant les mois d’octobre et de novembre 2025. Les témoignages recueillis, principalement auprès des musiciens et des facteurs d’instruments, ont pour objectifs de valoriser les pratiques musicales seychelloises, d’en assurer la transmission et la pérennité et de permettre au grand public de redécouvrir — ou de découvrir — les traditions passées et contemporaines ainsi que les instruments qui contribuent à la richesse et à la diversité de l’identité culturelle régionale.
À travers ces podcasts, les artistes se livrent également sur leurs parcours et leurs conditions d’exercice actuelles. Ils dressent un état des lieux de la vie culturelle de l’archipel, évoquent les dynamiques en cours, mais aussi les difficultés et les enjeux auxquels ils sont confrontés. Ces récits offrent ainsi un éclairage précieux sur les réalités contemporaines du secteur.
Ethnographie des musiciens - Interview d`Elvire Matombé - Mahé, 10/25. Dans ce podcast, Marie-Madelaine Elvire Matombé, née en 1932, nous raconte son parcours musical. Mère du multi-instrumentiste et facteur d’instruments Brian Matombé, elle lui a transmis sa passion pour les romans. Depuis l’âge de 12 ans, elle chante ce répertoire d’origine européenne dont elle note précieusement les paroles dans un cahier. Elle a découvert ces chants avec sa cousine Raymonde lors des bals de mariage. Ces airs se transmettent aujourd’hui dans sa famille sur trois générations. Très tôt, ses talents ont été sollicités pour chanter à la fin des discours des parents des mariés, lors des festivités, comme le veut la tradition. Aujourd’hui, elle perpétue ce répertoire et le partage en duo avec son fils Brian, mêlant transmission familiale et passion pour un des pans de la musique traditionnelle seychelloise.
Fanie Précourt
